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18 juin 2008

Les dessous du métier d'acteur... ? / Entourage - Saison 1

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Il y a très longtemps, j'ai regardé le pilote de la série Entourage, qui nous raconte les aventures de Vincent Chase, un jeune acteur prometteur. Et le résultat s'est avéré très décevant. J'ai finalement pris mon courage à deux mains et j'ai enfin regardé la première saison. Et on ne peut pas dire qu'elle m'ait fait changer d'avis...

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Le reste de la saison est à l'image du pilote: assez creux, à la limite du vulgaire et les personnages ne sont pas assez, à mon goût, approfondis. Creux, parce que les histoires ne sont pas des plus complexes et riches. On peut résumer la trame principale de la première saison à: Vince joue dans un gros film, sa côte monte en flèche mais son manager E. pense qu'il faut faire un film d'auteur pour bâtir solidement sa carrière plutôt que de jouer tout de suite dans un blockbuster. A côté de cela, Turtle fait son gros boulet à vouloir utiliser la notoriété de Vince pour coucher à tout va, c'est sa seule passion dans la vie avec fumer des joints. Super... Johnny, dans sa recherche du rôle qui fera rebondir sa carrière, s'avère un peu plus intéressant. Ensuite vulgaire, parce que entendre des "fucking" toutes les 30 secondes (j'ai suivi la saison en VO), c'est soûlant à force. Enfin, la tentative d'approfondir les personnages échoue: Vince, censé être le personnage principal, est très (trop) passif, sur ses choix de carrière notamment. Certains aspects font presque bouche-trou: E. et sa liaison avec Emily (d'ailleurs, bizarre leur rupture, et dommage), Johnny et la femme bodybuildée, Vince et ses 40 petites-amies, Turtle... ah non, le personnage de Turtle n'est pas du tout approfondi et reste superficiel. L'aspect bande de potes peut finir par agacer, comme par exemple lorsqu'ils veulent à tout prix accompagner E. à son premier rendez-vous avec Emily ou Turtle qui suit Vince ou Johnny comme un chien. Ah, et la bande-son... faut aimer le rap américain quoi!

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Il y a quelques bons côtés, quand même! Le personnage d'Ari reste égal à lui-même tout au long de la saison (alors que E. m'a déçu): un vrai requin, qui fonce dans le tas. Celle qui s'occupe de la publicité de Vince m'a également plu, avec son caractère bien trempé et son franc-parler. Le fait de voir beaucoup de guests-stars prestigieuses, qu'on ne voit dans aucune autre série (Mark Walhberg, Jessica Alba, Scarlet Johansson, Jimmy Kimmel (animateur de talk-show),...). C'est, il faut le dire, un plus appréciable, qui permet d'apporter de la véracité à la série. Par contre, elles ne sont jamais vraiment impliquées dans l'histoire et n'apportent souvent que leur nom et leur renommée. Ca fait peu de bons points finalement... A non, autre bonne chose, les épisodes font 30 minutes, et c'est suffisant! lol

Bref, loin d'avoir accroché donc. Dommage en voyant l'idée de départ, qui me paraissait très sympa. Et dire que cette saison ne comporte que 8 épisodes! Je me demande bien ce que peut donner une saison 2 à 14 épisodes ou une saison 3 à 20 épisodes! Peut-être le découvrirais-je un jour... ^^

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Ma note: poucepoucecarrecarrecarre

A lire aussi: Entourage - Pilote

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18 janvier 2008

Pushing Daisies - Saison 1: le bilan

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L'annonce de Canal+ arrive à point nommé pour cet article! (j'avais déjà prévu de le faire mais c'est une belle coïncidence!) Grève des scénaristes oblige, la 1ère saison de Pushing Daisies, qui devait être complète et donc comporter 22 saisons, n'en comptera probablement que 9 mais quels épisodes! Après une présentation déjà enthousiaste en début de blog, voilà déjà venir le bilan d'une série extraordinaire, je n'ai pas peur de le dire! Attention, spoiler si vous n'avez pas vu tous les épisodes!

Un univers magique, féerique, onirique, psychédélique. Jamais je n'aurais pensé voir un jour sur le petitpushingdaisiescomic écran une série possédant un tel univers et un tel niveau de créativité. Avec un soucis du détail porté à l'extrême, le décor, souvent très coloré et loufoque, fourmille de trouvailles visuelles étonnantes, donnant une atmosphère particulière à chaque épisode suivant l'ambiance recherchée. L'exemple le plus probant est celui de l'hiver, avec la neige qui recouvre toits et rues et juste le petit flocon qui descend vers Ned, lorsqu'il part chercher Chuck dans le dernier épisode, suffit à donner le ton.
Le décor n'est pas le seul a bénéficié de ce soin, c'est également le cas des personnages secondaires, qui contribue fortement à la singularité de la série. Toujours très travaillés, ils ont tous un caractère distinct et surtout un soupçon (voire une grosse louche) de folie, que ce soit Oscar, le "nez" qui vit dans les égouts ou les commerçants concurrents de la pâtisserie.
Enfin, comment de pas parler de toutes les "inventions" complètement barrées: qui oserait greffer une aile de perroquet sur un pigeon? mettre les moulins à vents "à la retraite" dans un endroit spécialement prévu pour? protéger les ruches du froid avec des sortes de cloches? Les scénaristes auraient-ils fumés avant d'écrire? En tout cas, s'ils voulaient créer un univers barge, le défi est complètement réussi, pour notre plus grand bonheur! (on en venait à ce demander ce qu'ils allaient nous trouver dans l'épisode suivant!)

pushing_daisiesLe triangle Ned/Chuck/Olive. Autre aspect fort de la série, la relation entre les personnages, et plus précisément Chuck et Ned. Il forment un beau couple, et beaucoup de poésie et de tendresse se dégage de leur amour, évidemment accentué par le fait qu'ils ne peuvent pas se toucher (et donc l'utilisation de multiples stratagèmes pour "s'embrasser": figurines de singes, film plastique,...). Cela pourrait paraître "cul-cul" mais dans le contexte, c'est tout simplement attendrissant.
Mais Ned attire également un autre personnage (quel tombeur!) en la personne d'Olive. Sacrée Olive, la "hopelessly devoted" serveuse! Elle est loin de s'imaginer la vérité à propos de la relation de Chuck et Ned (de toute façon, même quand on lui dit la vérité, elle n'y croit pas de toute façon). Au départ très méfiante et jalouse à l'égard de Chuck, elles vont finir par devenir amies et les voir agir ensemble nous donne des scènes excellentes, comme le fameux sabotage de la confiserie (avec tenues camouflages de rigueur bien sûr!).

tv_pushing_daisies_Le reste de la troupe. Si les 3 joyeux lurons de dessus les personnages centraux, le reste de la bande n'est pas mal non plus et on s'attache vite à Emmerson malgré son humeur bougonne (mais son humour cassant fait le reste), à Lily la blasée et à Vivian la plus discrète. On a peu vu ces 2 dernières, on s'est même demandé quel pouvait réellement leur importance dans l'histoire mais la révélation dans la toute fin de la saison, à savoir que Lily est la vraie mère de Chuck les a replacées, surtout Lily en fait, au centre de l'intrigue. Le jeu de tous les comédiens est impeccable, aussi bien dans les scènes de comédie que dans les scènes plus dramatiques, notamment Lee Pace et la très jolie Anna Friel.

emersonchuckned

La routine évitée. Un des seules peur que l'on pouvait craindre (et qui a failli se réaliser) était la répétitivité des épisodes. Un épisode, un mort, une enquête, une affaire bouclée et on remballe, voilà un schéma classique dans lequel la série aurait pu tomber, ce qui, il faut l'avouer, aurait été plus que dommage, vu son potentiel et son univers si riche. Les 1ers épisodes, comme une sorte de mise en place, fonctionnaient ainsi. Mais, l'effet de nouveauté et de surprise aidant, cela n'était pas trop dommageable et juste au moment où la lassitude pourrait pointer le bout de son nez (bien que personnellement je ne l'ai jamais vraiment ressenti), voilà la rupture, le changement attendu, précisément dans les 2 derniers épisodes.
Fini l'enquête au premier plan (elle reste tout de même présente mais reléguée au second plan), place aux histoires plus personnelles et finalement tout aussi intéressantes voire plus. On pourra peut-être reprocher aux scénaristes d'avoir voulu en faire trop,  trop rapidement. On est assaillé de révélations dans ses 2 derniers épisodes (en comparaison aux précédents): Ned avoue qu'il a tué le père de Chuck, Emerson a une fille, Lily est la mère de Chuck. Ouf! Faut digérer tout ça! Mais ça a le mérite de nous tenir en haleine.

La conclusion. L'une des plus belles surprises qu'il n'ait été donné de découvrir. Toujours plus étonné d'épisodes en épisodes, on est littéralement transporté dans un monde surréaliste, où les abeilles habitent sur les toits, où il y a des fleurs de toutes les couleurs qui poussent et où on peut manger des "cup-pie"! C'est vraiment un pari osé qu'ABC a tenté là, tant cette série détonne avec le reste des productions actuelles. Et l'objectif est rempli, avec un succès tant critique que public (en espérant que cela continue!). J'ai vraiment hâte de découvrir la suite, en espérant qu'il y en ai une et qu'elle soit à la hauteur mais je ne me fais pas trop de soucis sur ce point!

                                  flowerpower

Ma note: poucepoucepoucepoucedemipouce

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