12 juin 2008
Même pas peur! / Fear Itself - The Sacrifice (1x01)
Autre série de l'été, lancée le même jour que Swingtown, Fear Itself ne joue pas dans la même catégorie. On a affaire ici à une anthologie horrifique, à la manière d'un Masters of Horror diffusé sur Showtime. Ainsi, tous les épisodes seront indépendants et réalisés par de grands noms du genre. Alors, êtes-vous prêts à frissonner? (ou pas...)
Dans ce premier épisode, intitulé Le Sacrifice, un groupe de 4 malfrats (apparemment), dont un est très mal en point, ont un accident sur une route isolée. Leur seule solution est de trouver refuge dans un vieux fort, occupé par 3 soeurs. Elles semblent vivre dans une ancienne époque, sans électricité, sans confort, comme au Moyen-Age. Ils ne savent pas qu'ils viennent d'entrer dans un piège mortel car ces 3 jolies jeunes femmes se révèlent être à la solde d'un vampire, qu'elles approvisionnent en chair fraîche, en échange de quoi il reste "sagement" dans le fort et ne s'aventure pas dans le monde extérieur.
Voilà un scénario très classique. C'est un peu ça le problème, il n'y a pas vraiment de surprise, tout ce qui se produit est convenu, vu et revu dans tous les films du genre. Même la dernière scène, sorte de twist final, n'est pas surprenant. Et puis, l'histoire du peuple venu de Roumanie avec la créature faufilée parmi eux (ils ont donc construit le fort pour la contenir), c'est typique des productions de série B, c'est-à-dire tirée par les cheveux et presque risible. L'introduction de l'épisode est par ailleurs abrupte et on ne sait pas comment les 4 jeunes gens sont arrivés, comment leur ami s'est blessé. On suppose qu'ils sont malfrats quand on voit toutes les armes qu'ils possèdent, sinon, aucune indication ne nous est donnée. Autre chose, ça ne fait pas peur! Ca fait même parfois rire... ^^ Le comble pour un film d'horreur! Enfin, certaines personnes, qui ne sont pas habituées à en voir, vont peut-être sursauter de temps en temps, mais il n'y a vraiment pas de quoi grimper au plafond. Mais voilà, c'est un genre que j'apprécie beaucoup et donc, malgré son aspect très conventionnel, j'ai regardé l'épisode sans déplaisir.
Certains auront reconnu dans le casting Rachel Miner (cf. photo ci-contre) dans le rôle d'une des soeurs, ce qui la change beaucoup de son personnage de secrétaire polissonne dans Californication et Jesse Plemons, qui joue dans Friday Night Lights. Le jeu des acteurs est plutôt convainquant, Rachel en tête, quoique que parfois trop "dramatique" mais c'est toujours le cas dans les films d'horreur (il faut savoir crier, saigner et pleurer...). L'ambiance oppressante est assez bien retranscrite et renforcée par la pénombre omniprésente et la musique de fond.
L'épisode ne joue pas vraiment son rôle: il n'effraie pas et se révèle être d'un classicisme extrême. Mais pour celui qui aime ce genre de films, il se révèlera être divertissant, à défaut d'être réellement intéressant et captivant..
Ma note: 




P.S.: très beau générique! ^^
11 juin 2008
On a échangé nos femmes / Swingtown - Pilot (1x01)
Initialement prévue pour la mi-saison, Swingtown se voit reléguée dans la période plus confidentielle de l'été. Mais vu qu'elle est censée se dérouler au mois de juillet 1976, ça cadre plutôt bien. Alors, que vaut cette chronique sociale sur fond de libération sexuelle?
Susan (Molly Parker, Deadwood) et Bruce Miller (Jack Davenport, Pirates des Caraïbes) et leur deux enfants Laurie (Shanna Collins, Wildfire) et BJ mènent une vie plutôt tranquille en banlieue de Chicago. Alors que les 200 ans de l'Amérique s'apprêtent à être célébrés, ils déménagent dans un nouveau quartier. Ils sont rapidement remarqués par leurs nouveaux voisins, Trina (Lana Parrilla, Boomtown, 24) et Tom Decker (Grant Show, Melrose Place, Dirt), qui les invitent à leur fête du 4 juillet. Ils découvrent alors, en compagnie de leurs anciens voisins et amis Janet (Miriam Shor, Big Day) et Roger Thompson (Josh Hopkins, Ally McBeal, Cold Case), un tout autre mode de vie et d'autres moeurs... En effet, ces nouveaux voisins vivent un mariage libre et invitent volontiers d'autres personnes à se joindre à eux pour "s'amuser". Alors que Janet est atterrée, Susan et Bruce ne sont pas contre tenter l'expérience...
Commençons par le meilleur aspect de l'épisode: son ambiance. Les années 70 sont vraiment très bien retranscrites, que ce soit à travers le look des personnages (notamment celui de vieil acteur porno de Grant Show lol!), la décoration des maisons, les voitures, même de petits détails comme les émissions de télé, les boissons ou les aliments sont fidèles. Sans parler de la bande son, tout simplement géniale. De même, on ressent bien l'état d'esprit de l'époque, le vent de liberté et d'insouciance qui y soufflait. En fait, on dirait une reconstitution à la Cold Case (donc très fidèle et réaliste), mais qui durerait tout le temps de l'épisode! Vraiment sur ce point, rien à redire.
Une série parlant de sexe sur CBS, voilà qui est inhabituel et osé non? Oui, c'est osé, c'est certain. C'est vraiment quelque chose de différent par rapport à ce qui se fait habituellement sur le network (c'est-à-dire des cop show principalement). Seulement voilà, on n'est pas sur le câble et donc en gros, on parle plus qu'on ne fait. Mais il faut avouer que c'est déjà énorme pour une telle chaîne! Il ne faudrait pas s'attirer les foudres des associations bien pensantes, même si, apparemment, l'une d'entre elle est déjà monté au créneau, jugeant que le contenu de la série va à l'encontre de la Bible. C'est sûrement le cas, je ne sais pas, mais il n'y a vraiment rien de très choquant, sauf si deux mains qui se frôlent vous fait fermer les yeux! Mais les thèmes de la drogue, du sexe (et du rock'n'roll) sont bien abordés, avec une certaine franchise.
Le point faible de l'épisode est qu'on ne s'attache pas vraiment aux personnages, qui sont à la limite de la caricature. Janet joue la femme coincée, stricte, maniaque, n'acceptant aucun écart ni aucune fantaisie mais le trait est forcé au maximum. De même, les Decker, le fameux couple libéré, couchent à tout va, organisent de grandes fêtes où la drogue et l'alcool circulent, bref le cliché du couple de fêtard sans tabou. Mais après tout, comment les représenter autrement si on veut bien décrire leur mode de vie? C'est certain que la différence entre les deux quartiers est nette mais la transition est brutale. Et les Miller ne sont pas difficiles à convaincre! Finalement, le plus intéressant serait l'histoire de la jeune voisine et de sa mère folle. C'est assez intrigant je trouve et ça contraste bien avec la "folie" ambiante, un peu de sérieux en somme.
L'autre inconvénient de l'épisode est qu'on voit tout de suite certaines storyline se profiler à l'horizon: Laurie et son professeur, Susan et Roger, qui se lancent des regards louches (aventure passée ou future?), une amitié (ou une amourette) entre BJ et la voisine, on sent le truc venir. Après, peut-être aura-t-on des surprises, mais ça semble trop évident pour ça.
Pas complètement sous le charme donc, mais l'ambiance seventies rattrape un peu le tout. Il faut voir comment tout cela va évoluer, car rien de spécial n'est instauré pour l'instant, aucune base solide, sauf peut-être une histoire familiale concernant la voisine et encore. Mais il ne s'agit que du premier épisode.
Ma note: 




P.S.: 100e article!
20 avril 2008
Voyage dans le passé / Life on Mars - Bienvenue en 73 (pilote)
Dans ma frénésie de nouvelles découvertes, j'ai encore craqué pour une série anglaise, Life on Mars, qui a fait l'objet de louanges de la part des sériephiles (un bonjour à cybellah d'ailleurs ^_^). Et je comprends pourquoi à la vue de ce premier épisode!
Sam Tyler (John Simm, State of Play) est commissaire principal à Manchester. Alors qu'il enquête sur un tueur en série, sa petite amie se fait enlever pendant une filature qui pourrait permettre d'en savoir plus sur cette affaire. Peu après cette terrible nouvelle, il se fait renverser par une voiture. A son réveil, il se trouve en 1973. Toujours dans la police, mais cette fois sous les ordres du chef Hunt (Philip Glenister, State of Play), il va chercher à comprendre ce qu'il lui est arrivé tout en continuant à résoudre des enquêtes... avec les moyens du bord!
Déjà, je trouve cette idée de départ très originale et intéressante, et le traitement qui en est fait est tout aussi bon. L'ambiance des années 70 est vraiment très bien retranscrite, avec les appartements, les voitures, les vêtements, et surtout une bande son géniale et intelligemment utilisée: le Life on Mars de David Bowie, qui a donné son titre à la série, permet, par exemple, de faire la transition entre les deux époques. Vraiment bien vu. A titre d'information, on peut également entendre Baba O' Riley des Who, le générique des Experts: Manhattan.
Il n'y a pas que l'environnement qui change. Sam va devoir également faire face à des "nouvelles" méthodes policières, enfin, plutôt à des méthodes anciennes. Finis les téléphones portables, les ordinateurs et autres analyses ADN! Malgré tout, il va apporter un peu de modernité à tout cela grâce à son expérience acquise dans sa "vie antérieure". Finis aussi les interrogatoires tout en douceur et subtilité. Place aux entretiens plus musclés, qui font moins dans la dentelle. Ce parallélisme est très bien montré, on voit bien toutes les évolutions apparues avec le temps (ne serait-ce qu'à travers Annie (Liz White) qui fait partie de la brigade féminine).
Alors, est-ce Sam est dans le coma et vit une réalité alternative ou est-il vraiment revenu dans le passé? C'est une question très intrigante, dont on a envie de connaître la réponse. Le comportement de Nelson (Tony Marshall) le barman pique en ce sens notre curiosité, lorsqu'il lui dit qu'il doit faire au mieux étant donnée la situation dans laquelle il se trouve. Sorte de subconscient matérialisé ou juste conseil d'ami? On a envie d'en savoir plus, c'est certain.
J'ai envie de dire chapeau les anglais! Ils nous offrent vraiment des séries originales. Entre Doctor Who, Torchwood et Life on Mars (et sûrement d'autres encore), on a l'embarras du choix et on voit qu'ils ont un sacré savoir-faire en matière de créativité, dont nous manquons assurément en France.
Ma note: 




06 avril 2008
Le mini John Doe ou le mini Jarod ? / Kyle XY
Ce n'est pas vraiment une découverte pour moi étant donné que j'avais déjà vu les épisodes diffusés hier soir sur M6 mais ça l'a peut-être été pour vous et j'espère que vous avez partagé mon enthousiasme à propos de Kyle XY!
Un jeune homme (Matt Dallas) se retrouve un jour en pleine forêt, sans vêtements et sans souvenirs non plus, comme s'il venait de naître. Recueilli par les services sociaux, il fait la rencontre de Nicole Trager (Marguerite MacIntyre) qui, fascinée par les facultés de ce garçon qu'elle appellera Kyle, décide de le ramener chez elle afin de s'occuper de lui. Car en effet, Kyle possède quelques particularités qui le rendent unique et qui constituent un mystère: il n'a pas de nombril, a une activité cérébrale beaucoup trop élevée pour quelqu'un de normalement constitué et fait preuve de capacités d'apprentissage et physiques extraordinaires. Il va ainsi devoir apprendre à vivre avec sa nouvelle famille (bien qu'il ne se souvienne pas en avoir jamais eu): Stephan (Bruce Thomas), le mari de Nicole et leurs deux enfants Lori (April Matson) et Josh (Jean-Luc Bilodeau).
Un charme indéniable se dégage de la série. Suivre Kyle dans sa découverte des "choses de la vie" est un pur bonheur, tant sa naïveté est touchante. Pourtant, il n'y a rien de vraiment transcendant, certains aspects relevant même du classicisme le plus total (comme la petite voisine Amanda (Kristen Prout, on ne se moque pas s'il vous plaît...) qui n'est pas insensible au charme de Kyle (amour potentiel?) ou les enfants qui profitent de la "jeunesse" du jeune homme pour lui jouer quelques sales tours, et encore, rien de bien méchant!) mais c'est tellement frais que ça passe, très bien même! C'est ce qui résume la série en fait, la fraîcheur! Elle nous apporte une grande bouffée d'air, à mon étonnement d'ailleurs car rien ne présageait vraiment cela. On retrouve un peu nos yeux d'enfant devant l'émerveillement de Kyle pour des choses simples et devant sa découverte de tout ce qui caractérise le genre humain (exemple hier avec le mensonge).
Il faut signaler aussi la performance assez impressionnante de Matt Dallas. C'est rare qu'un acteur réussisse aussi bien à faire passer des émotions par le regard! En effet, il arrive à nous faire deviner ce que Kyle ressent rien qu'avec l'expression de son visage, et de ses yeux en particulier. En cela, son jeu d'acteur est tout simplement extraordinaire. Et il ne rend son personnage que plus attachant encore.
Bref, suivre l'évolution de Kyle dans ce nouveau monde qui s'offre à lui va, j'en suis sûr, être très agréable, en espérant que ça ne devienne pas trop "cul-cul" et que la fraîcheur soit conservée intacte.
Ma note: 




30 mars 2008
La mort lui va si bien! / Dead Like Me - Il était une fois George (pilote)
Après avoir dit que la mort allait bien aux frères Fisher (ici), on peut en dire de même pour Georgia "George" Lass! Et oui, la vie (et la mort en l'occurrence) réserve parfois bien des surprises et permet finalement de trouver sa voie là où on ne l'attendait pas! En tout cas, Dead Like Me réussit avec brio le tour de force de nous faire rire avec la mort, chose qui n'est certainement pas gagnée d'avance.
Georgia (Ellen Muth) est une jeune fille un peu paumée. Ayant quitté les études et ne faisant pas grand chose de ses journées, elle ne croit plus en rien et reste apathique, comme figée, regardant la vie comme on regarde un train partir (c'est beau mais un peu exagéré tout de même! ^_^). Et ce n'est pas son nouveau job qui va lui remonter le moral! Pas très excitant et intéressant de classer des dossiers toute la journée. Bref, voilà une vie assez triste et sans ambition. Comble de la malchance (ou coup de bol?), alors qu'elle se trouve dans la rue, elle se prend la lunette des WC de la station Mir en pleine poire! Cruelle fin pour la jeune George! Mais en réalité, ce n'est pas la fin, c'est même le commencement d'une nouvelle vie, celle de faucheuse! Elle qui était en mal d'action, elle va être servie! En compagnie de Rube (Mandy Patinkin, Esprits Criminels), Mason (Callum Blue, The Tudors), Betty (Rebecca Gayheart, Vanished) et Roxy (Jasmine Guy), un nouveau rôle va lui être confié, celui d'accompagner les âmes des personnes qui viennent de mourir là où elles doivent aller. Elle sera en charge de la division "Influence Externe" à savoir les morts par meurtres, suicides et accidents.
Peu réjouissante en apparence, la série est en fait très drôle, que ce soit à travers les remarques cyniques de George, certaines situations assez irréalistes (le cambriolage de la banque est hilarant!) ou même les scènes où la mort frappe (je me suis surpris à rire quand le piano tombe sur la pauvre femme... c'est grave docteur?). Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle brise un tabou mais la mort est un sujet qui peut être délicat pour certains et Dead Like Me, comme a pu le faire Six Feet Under, montre qu'on peut parler de tout, pourvu que ce soit fait avec une certaine finesse et intelligence, l'humour aidant fortement également.
On a quand même le droit à notre petit moment d'émotion, lorsque George va au vide grenier de sa mère (et on a même une petite interaction entre les deux). Intéressante cette partie de l'épisode. Je lui ai trouvé un petit côté Un agent très secret (vous savez la série où Eric Close est transformé en homme bionique après être mort et où il lui est interdit de revoir sa famille) dans le sens où George espionne en quelque sorte sa famille à son insu et voit leur réaction face à sa mort. Possédant une nouvelle apparence, elle va sûrement exploiter cette opportunité à l'avenir.
Concernant le casting, le rôle semble avoir été écrit pour Ellen Muth, tant ce personnage lui va bien! Elle arrive à retranscrire parfaitement son état d'esprit en début d'épisode, notamment grâce à sa moue, assez incroyable. On voit vraiment, par exemple, que ça l'embête d'aller voir un conseiller pour trouver un emploi! Vraiment, elle est parfaite! Les autres personnages sont, chacun à leur manière, drôles dans leur façon d'être détaché du rôle qui est le leur. Faire les poches des morts, s'approprier leur appartement, leurs affaires, rien de paraît choquant à leurs yeux, contrairement à George! Et cela nous permet d'avoir autant de situations et de dialogues amusants.
On dit que les chaînes du câble américain font les meilleures séries. Ceci semble se vérifier ici! Après Six Feet Under ou Dexter, Dead Like Me n'est pas dénué de charme et nous propose une vision inédite et drôle de la vie après la mort. Avec ses personnages attachants et son humour très présent, elle possède de grands atouts pour plaire!
Ma note: 




21 mars 2008
Nip/Tuck au pays des écrivains ? / Californication
Bon, ma review risque d'être un peu difficile à faire étant donné que j'ai raté une bonne partie du pilote et que je n'ai regardé le reste que d'un oeil finalement (il faudrait penser au réflexe M6replay maintenant!). Je suis pas trop en avance non plus mais vaut mieux tard que jamais. Et mon bilan est assez mitigé. Je n'ai pas vraiment été super emballé, même si ça se laisse suivre. Par contre, il ne faut pas être trop "choquable" (quel joli mot! ^_^) étant donné que la série joue fortement sur cet aspect (son seul attrait?).
Hank Moody (David Duchovny, X-Files) est écrivain. Il est séparé de sa femme et a une fille de 13 ans. En manque d'inspiration, il mène une vie plutôt dissolue (même carrément dissolue!): sexe, drogue, alcool, tout y passe! Et cette existence complique fortement ses relations avec sa famille, surtout avec Karen (Natascha McElhone) son ex-femme et Rebecca (Madeleine Martin) sa fille. Secrètement, il rêve de reconquérir Karen, sur le point de se marier avec Bill (Damian Young). Voilà pour le petit pitch de départ.
Le principal reproche que je ferais à la série, c'est de trop jouer la carte du choquant, de la provocation, même si cette intention n'est pas cachée, elle est au contraire pleinement assumée. Après, on aime ou on aime pas. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai été choqué (il n'en faudrait plus) mais les scènes de sexe s'enchaînent, allant parfois à la limite du dégueu (la scène où il vomit alors qu'il est en train de faire l'amour...). Pour moi, c'est un peu (comme le titre de l'article le suggère), "Nip/Tuck au pays des écrivains", mais en plus explicite encore. Là où Nip/Tuck ne montre rien (ou peu), Californication n'hésite à afficher la nudité (c'est un peu le défilé des nibards! lol). Elle peut dire merci à Showtime parce que ç'aurait été niet sur un grand network. D'ailleurs, elle a bien grandi la petite Grace Sheffield d'Une Nounou d'Enfer (Madeline Zima)! J'avais les yeux tout ronds pendant la fameuse scène (de sexe bien entendu!). Passer d'un rôle de petite fille modèle à celui de garce (pour ne pas dire pire), quel changement!
On peut néanmoins parler de la relation entre Hank et sa fille (voire son ex) qui constitue un bon point selon moi. Il faut voir comment tout ça va évoluer mais les face-à-face père/fille sont bien amenés, parfois drôles ("Papa, il y a une femme nue dans ton lit.") et, il faut le dire, ces histoires de famille apportent un peu d'épaisseur à l'ensemble. Heureusement qu'il y a ça, sinon, ce serait scènes de cul sur scènes de cul.
Changement radical de registre pour David Duchovny! A la manière d'une Courteney Cox avec Dirt, il campe ici le personnage idéal pour casser une image peut-être trop collante, c'est indéniable! Mais à vouloir choquer à tout prix, il ne faut pas oublier qu'on attend aussi des histoires (bonnes de préférence) derrière, ce qui pourrait être le cas avec la relation père-fille. Attendons de voir la suite pour tirer des conclusions trop hâtives.
Ma note: 




02 mars 2008
Docteur qui? / Doctor Who - Rose (pilote)
A la demande générale (c'est-à-dire Naka et cybellah lol), j'ai testé le pilote de Doctor Who! Après avoir plutôt bien aimé Torchwood, quoi de plus naturel que de découvrir la série-mère. Et force est de constater qu'elle s'en tire également très bien!
Le Docteur (David Tennant) est un extra-terrestre, venu sur Terre, à Londres plus précisément, à bord du Tardis (son vaisseau spatial en forme de cabine téléphonique!) pour éradiquer une force maléfique qui menace sa survie. C'est sans compter la présence inattendue de Rose (Billie Piper), une jeune femme travaillant dans un magasin, qui va subir les attaques de cette fameuse force. Et là voilà au courant d'une histoire qu'elle ne devrait même pas connaître (et qu'elle était loin d'imaginer!). Tiens, c'est un peu comme Gwen Cooper dans Torchwood! En fait, non, c'est Gwen Cooper qui copie Rose (si on respecte l'ordre chronologique). Mais les "monstres" ne sont pas les mêmes à vrai dire! En effet, on a ici affaire à l'attaque des mannequins en plastique vivants lol!
Moi qui me plaignait (sans me plaindre vraiment) du côté "cheap" de Torchwood, je suis servi avec Doctor Who! C'est même pas "cheap", c'est kitsch! Mais un kitsch vraiment marrant! En fait, j'ai beaucoup ri tout au long de l'épisode. On voit que le tout n'est pas pris trop au sérieux (heureusement d'ailleurs). Voir les mannequins s'animer et attaquer tout ce qui bouge, c'est vraiment une scène culte! Et que dire des effets spéciaux, qui semblent dater des années 90, avec les superbes éclairs sur la grande roue ou la poubelle mangeuse d'hommes! Et que dire du "blob" qui fait office de grand méchant! ^_^ Ils renforcent encore un peu plus ce côté légèrement vieillot, en décalage avec les productions actuelles. Mais bizarrement ça ne choque pas, le manque de sérieux aidant, et ça passe plutôt bien! Et après avoir vu le teaser pour l'épisode suivant, je ne risque pas d'être déçu, avec l'apparition d'une ribambelle de créatures toutes plus bizarres les unes que les autres. Et oui, c'est ça la science-fiction!
Je n'ai pas seulement ri à cause des effets spéciaux (ouf suis-je tenté de dire!) mais aussi grâce à un humour très présent, surtout grâce au Docteur. Il agit avec une sorte de nonchalance et parle avec aisance de ses activités devant une Rose abasourdie. Pour lui, tout semble évident mais évidemment ce n'est pas le cas! Il nous sort ainsi tout au long du pilote quelques répliques excellentes. A la manière d'un Jack Hartness, le Docteur est un personnage qui nous semble d'emblée très sympathique et attachant et ils sont tout les deux charismatiques. La bonne formule pour faire d'eux un héros de série donc.
J'ai trouvé, avec Torchwood, deux bonnes séries hors US à suivre. Aussi dépaysante que son spin-off (on reconnaît notamment quelques quartiers de Londres mais je veux plus de bus à double étage et de pluie! Quel cliché n'est-ce pas!^_^), Doctor Who ne semble pas dénuée d'atouts, avec l'humour en première ligne. De bonnes découvertes donc, que je regarderai avec grand plaisir!
Ma note: 




24 février 2008
Ils sont parmi nous... enfin à Cardiff! / Torchwood - Tout Change (pilote)
J'ai tenté l'expérience: découvrir un spin-off sans connaître la série-mère et sans connaître non plus l'histoire de la série elle-même! Rien, je savais juste que Torchwood est le spin-off de Doctor Who, c'est tout. Et bien je peux vous dire que ça n'empêche aucunement la compréhension de l'épisode et ça n'empêche pas non plus de l'apprécier!
Torchwood (anagramme de Dortor Who, et oui!) nous raconte les aventures du capitaine Jack Hartness (John Barrowman) et de sa fine équipe, dans sa traque et sa lutte contre les extra-terrestres. Oui, ils ont débarqué à Cardiff (Pays de Galles) grâce à une faille spatio-temporelle! Presque par accident (parce qu'elle l'a cherché quand même!), Gwen Cooper (Eve Myles), agent de police, va surprendre leurs activités et découvrir un monde qu'elle n'imaginait même pas.
Des monstres à Cardiff?! Cela peut paraître surprenant et peut-être peu attirant et pourtant, j'avoue que voir de nouveaux paysages, de nouveaux décors, autres que ceux d'une grande ville américaine en tout cas, est "rafraîchissant". Ca sort du cadre habituel pour quiconque (un peu comme moi, je n'ai pas vu beaucoup de séries anglaises, à part Hex et quelques autres) est plus habitué aux grands buildings de New York ou au soleil de Miami plutôt qu'à la pluie et au brouillard, courants au Royaume-Uni. Et en effet, la série démarre sous des trombes d'eau! Dépaysement garanti donc!
Pour apprécier la série, il ne faut pas être réfractaire aux grosses bêbétes pas très belles et autres accessoires aux divers effets magiques, science-fiction oblige! Il faut surtout passer au-dessus du côté un peu "cheap" du laboratoire (moi aussi je veux un ascenseur invisible! ^_^), ça ressemble un peu au centre de Mutant X dans son architecture (désolé pour la comparaison pas forcément flatteuse...). C'est assez surréaliste, mais c'est le genre qui veut ça et ça passe quand même bien. Après, on n'en voit pas assez dans l'épisode pour se faire vraiment une idée précise, juste un petit monstre (qui ressemble à ceux qu'on peut voir dans Buffy, c'est sûrement plus avantageux comme comparaison!) et 2-3 gadgets. C'est peut-être aussi parce que je ne regarde pas assez de science-fiction que ça me semble aussi décalé. Mais comme je l'ai dit, ça ne choque pas non plus et on s'y habitue vite je pense.
L'un des points forts, c'est assurément les personnages, et le capitaine en particulier. Il est plutôt sûr de lui, presque arrogant, on voit que c'est lui le leader, le meneur des opérations. La série ne va pas manquer d'humour avec lui je pense. Mais Owen (Burn Gorman), l'un des membres de son équipe, n'est pas mal non plus dans son genre. La scène où il utilise la sorte de filtre d'amour est très drôle.
J'attends d'en découvrir un peu plus, mais ce que j'ai déjà vu m'a plu et m'encourage à continuer à regarder. Comme quoi, il n'y a pas que les séries US dans la vie, les autres pays sont parfois capables de produire de très bons programmes également! Et avec la liberté de ton qui caractérise beaucoup d'oeuvres anglaises, nul doute que la série va encore m'étonner.
Ma note: 




19 février 2008
La vraie vie des acteurs américains ? / Entourage - A Nous Hollywood (pilote)
Entourage, une série dont j'ai entendu du bien, alors pourquoi ne pas la découvrir? (et peut-être que vous aussi vous allez la découvrir ce soir sur W9) C'est maintenant chose faite avec le pilote et ma réaction est assez mitigée.
Entourage, c'est la vie de Vincent Chase (Adrian Grenier), acteur montant d'Hollywood. Accompagné de son frère Johnny dit "Drama" (Kevin Dillon), lui aussi acteur mais plus sur la pente descendante qu'ascendante, et de ses amis d'enfance Eric Murphy dit "E" (Kevin Connolly), son manager et "Turtle" (Jerry Ferrara), son assistant (même s'il ne sert en fait pas à grand chose à part profiter de la notoriété de Vince pour séduire les filles...), on va le voir évoluer dans le monde impitoyable du cinéma américain. Voilà un synopsis plutôt intéressant (le côté "on se met de l'autre côté de la barrière" et on voit les stars du cinéma telles qu'elles sont hors caméra est toujours attirant, il y a le petit effet de curiosité), surtout quand on sait que la série est basée sur la vraie vie de Mark Wahlberg (c'est d'ailleurs l'un des producteurs exécutifs). On se dit alors que ce qui est retranscrit doit forcément avoir un fond de vérité (ce qu'on ne peut pas vérifier, à part si on est soit même une star de cinéma...).
Le résultat m'a laissé un peu perplexe. Déjà, pour une série qui se veut une comédie, je n'ai pas ri souvent (quasiment pas en fait, sur 1 ou 2 répliques tout au plus). Les blagues (ça tourne beaucoup autour du sexe à vrai dire) et les dialogues (certains en tout cas) sont plutôt lourds et il faut aimer avoir un "fuck" toutes les 5 secondes (mais il y a des variantes quand même...). Enfin, c'est pas non plus ce qu'il y a de plus gênant, on finit par s'y habituer. Au niveau des personnages, Ari Gold (Jeremy Piven), l'agent de Vince, se révèle être celui qui a le plus de potentiel, avec son franc-parler et son attitude de "requin". Le frère loser est également assez marrant, il faut voir comment il va évoluer (et si par exemple, il va y avoir une rivalité avec Vince du fait du succès qu'il n'a plus). Par contre, Turtle est un peu le boulet de la bande, c'est celui dont j'ai eu le moins de plaisir à suivre. L'indéniable avantage de la série est la participation de guests stars assez prestigieuses dans presque chaque épisode (ici Mark Wahlberg et Ali Larter (Heroes)) mais j'espère qu'elle ne se repose pas que sur ça et qu'il y a des vraies histoires derrière parce que dans ce premier épisode, ces invités font assez tapisserie et on dirait qu'ils ne servent que de faire-valoir. J'ai bien aimé les multiples références à des séries, des films, des acteurs connus (tels que Pacific Blue, Lost in Translation, Sofia Coppola, Colin Farrell,...) qui accentuent le désir de donner une réalité à cette fiction.
En même temps, c'est dur de juger sur la petite demi-heure que dure ce pilote. Peut-être était-ce juste une mise en place et la suite est meilleure? C'est à voir. Je pense tout de même regarder la première saison complète, elle ne fait que 8 épisodes, c'est suffisant pour se faire une idée plus précise et voir si le visionnage mérite d'être poursuivi.
Ma note: 




15 février 2008
La mort leur va si bien! / Six Feet Under - La Mort (pilote)
Voici une autre série que je voulais à tout prix découvrir: Six Feet Under! Comme on dit, il n'est jamais trop tard et heureusement d'ailleurs car je ne pouvais pas passer à côté de cette série qui a participé à la renommée de HBO en matière de séries originales et osées.
Est-il besoin de rappeler la trame de Six Feet Under? Bon, pour ceux qui auraient passé ces dernières années dans une grotte (sans ordinateur et sans télévision évidemment!), il s'agit de l'histoire de la famille Fisher, propriétaire d'une entreprise de pompes funèbres. Forcément habituée à voir des personnes mortes (puisqu'ils les "restaurent"), elle va devoir faire face au décès de Nathaniel, père fondateur de la société. Et bien sûr, c'est beaucoup moins facile de gérer la situation lorsqu'elle vous touche plus profondément et chacun à leur manière, les membres de la famille vont y faire face.
Voilà le point de départ de la série, plutôt sombre et triste et pourtant, dans ce pilote, on est sans cesse balancé entre l'émotion, avec l'enterrement ou la réaction des différents personnages lorsqu'ils apprennent la nouvelle et l'humour, avec en particulier les fausses pubs, tout simplement excellentes et vraiment décalées par rapport au contexte, il s'agit vraiment d'une très bonne idée! Du coup, on ne sait pas comment prendre l'épisode: faut-il privilégier le côté bouleversant et désolant ou plutôt le côté comique et amusant distillé ça et là? Le mieux selon moi et de ne pas faire de choix et de se laisser porter par le contexte. On passe ainsi en quelque sorte du rire aux larmes en quelques instants et ce n'est pas une mauvaise chose.
L'autre bon point de l'épisode est l'utilisation à bon escient des "visions", flash-backs et autres "apparitions", nous permettant d'en apprendre plus sur la famille, notamment l'enfance de Nate ou simplement de voir que, finalement, Nathaniel n'est pas si mal là où il est! Certes, ce procédé est très largement utilisé mais là, il confère une atmosphère particulière, renforçant le côté triste/comique du pilote (avec l'enfance pas très heureuse de Nate ou le look "tongs et short" de Nathaniel par exemple). Et le fait que chaque personnage puisse interagir une dernière avec son père ou mari est un plus assez plaisant.
La galerie de personnages présentée augure, je l'espère, de bonnes intrigues, avec toute une palette de caractères différents: Nate (Peter Krause, Dirty Sexy Money), le fils sur le retour qui a fuit sa famille dès qu'il a pu, son frère David (Michael C. Hall, Dexter), qui cache sa relation avec un policier (même si je doute qu'elle reste longtemps secrète vu le peu de discrétion lors de l'exposition du corps, en tout cas Claire semble avoir compris), Claire (Lauren Ambrose, The Return of Jezabel James), la soeur qui aime apparemment vivre dangereusement ou Ruth (Frances Conroy), la mère qui avait caché sa liaison extra-conjugale. Bref, ils ont tous un secret, qui a subitement été dévoilé ou est en passe de l'être du fait de la mort du patriarche. Les acteurs jouent tous très juste, notamment Frances Conroy. Et après avoir vu Dexter, on s'attend à voir Michael C. Hall trucider un jour ou l'autre un malfrat! ^_^ Mais non, il s'agit là d'un tout autre personnage.
Tout le bien dit sur la série semble donc à première vue amplement justifié, ce pilote posant tout de suite une ambiance et un univers particuliers et originaux. On s'attache très vite à tous les personnages et on aimerait en savoir plus sur eux, ce qui est plutôt bon signe.
Ma note: 


































