26 janvier 2009
Les malheurs de Sean et Christian / Nip/Tuck - Ronnie Chase (5x15)
Oui, très belle image pour commencer l'article n'est-ce pas? Après une première partie de saison très décevante, où mon guilty pleasure préféré s'était transformé en un tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi!), grande était mon appréhension face à cette deuxième partie. Et finalement, j'ai plutôt apprécié cet épisode. Mes exigences envers la série seraient-elles revues à la baisse?
Tout notre petit monde était mal en point lors de la toute fin de l'épisode 5x14: Sean poignardé par Colleen Rose la cinglée, sa petite fille sur la table d'opération sans la moindre surveillance, Julia amnésique (la belle affaire), Christian je sais plus où (ça m'a marqué apparemment). Enfin, voilà, cliffhanger de la mort qui tue, on a hâte de connaître la suite...(^^).
Autant dire que l'épisode commence très fort! On revit les quelques instants qui ont précédé l'agression de Sean. Intelligente la Colleen ou idiot le garde de sécurité, au choix. Et hop, elle fait son affaire. Heureusement, Christian arrive in extremis et sauve son ami, après que Sean ait réussi à poignarder à son tour son ex-agent psychopathe. Une ellipse temporelle de 4 ans nous montre alors qu'il reste des séquelles de cette attaque: il est désormais paralysé des jambes et se déplace en fauteuil roulant.
De son côté, Liz, sur les conseils de Christian, va faire un examen à cause d'une grosseur suspecte au sein. Et c'est finalement Christian qui souffre en réalité d'un cancer du sein, très peu répandu chez les hommes mais existant.
Voilà, comme d'habitude, rien de va au pays des chirurgiens plastiques! Mais cette fois, la douceur, hormis l'attaque sanglante de Colleen, est de mise. C'est un peu plus appréciable, et la surenchère est évitée un tant soit peu. Nos deux médecins commencent à se faire vieux, ce ne doit plus être de leur âge!
L'infirmité de Sean (qui s'avère être fausse) est assez bien traitée, et on sent toute la douleur et la haine qu'il y a derrière. Peut-être cela aura des répercutions à l'avenir.
De même, le cancer de Christian, s'il est amené sans grande finesse, nous montre un aspect de lui plus vulnérable. Sa complicité avec Liz est touchante et on voit qu'il la considère comme appartenant à sa famille. Un peu moins de grandiloquence, ça ne fait pas de mal!
Par contre, gros point noir de l'épisode: le passage à la trappe de tout le reste: Julia, Annie, Eden,... bye bye! A quoi ça sert alors de nous faire miroiter dans le "précédemment..." qu'on va en parler alors que ce n'est pas le cas? Donc, nous ne savons pas si Annie a bien récupéré de son opération avortée, où se trouve Eden (à Beverly Hills, 90210 il me semble lol!) ou ce que devient Olivia, alors que ça semblait tout de même être des questions importantes qu'on était en droit de se poser à la fin de la première partie de saison! Incompréhensible donc. Détail amusant par contre, l'épisode qui se passait dans le futur (le 4x11: Connor McNamara 2026) nous est présenté comme un rêve de Sean. Sympa ce petit clin d'oeil à un épisode passé.
Bref, un épisode plutôt agréable à suivre. Certes, une nouvelle série de malheurs s'est abattue sur nos deux chirurgiens mais le trash est moins de mise. Ca ne rend l'épisode qu'un peu plus humain et moins tape-à-l'oeil. A voir par la suite, note d'encouragement...
Ma note:




26 juin 2008
Echange de corps / Fear Itself - Family Man (1x03)
Après un épisode très décevant de mon point de vue, la série retrouve un peu de couleur avec cette affaire classique d'échange de corps, même si ce n'est toujours pas aussi bon que ce que l'on pourrait attendre.
Dennis (Colin Ferguson, Eureka) a tout de l'américain modèle: heureux en affaire et en famille, il partage la vie de Kathleen (Josie Davis, Beverly Hills, c'est plutôt sympa de le revoir d'ailleurs) et a deux beaux enfants Courtney et Sean. Alors qu'il se rend à son travail un dimanche, il est victime d'un accident de voiture qui lui sera fatal. Son "esprit" fait la rencontre à l'hôpital d'un tueur en série, Brautigan dit The Family Man (Clifton Collins Jr., Truman Capote). Il se trouve qu'ils sont morts tous les deux au même moment. Après leur entrevue, Dennis se réveille dans le corps de Brautigan, menotté et en prison. Et bien sûr, vous vous en doutez, le tueur se retrouve lui dans le corps de Dennis et ne tarde pas à prendre sa place au sein de sa nouvelle famille.
Alors voilà, c'est classique, ça manque un peu de rythme (sauf à la fin où tout s'accélère) mais c'est tout de même mieux que l'épisode précédent. Bien que j'aurais aimé que ça aille un peu plus loin dans la tension, qui n'est pas assez palpable, on passe plutôt un bon moment. On éprouve de la peine pour ce pauvre Dennis, sur lequel le sort s'acharne et les face-à-face avec le tueur dans le parloir constituent de bonnes scènes. Le final, où l'on apprend que le "faux" Dennis a de nouveau commis des crimes horribles envers Kathleen et Sean, n'est pas étonnant: il est tout de même très prévisible mais plutôt bon, typique du genre, où rien ne se termine jamais comme on le voudrait. A noter le bon jeu des acteurs, notamment Clifton Collins Jr. et Colin Ferguson, convainquant dans leur changement de personnalité.
Bref, si l'épisode ne casse pas non plus trois pattes à un canard, il est assez plaisant à suivre, malgré son manque de rythme et de tension. Il a notamment le mérite de relever un peu le niveau par rapport à la farce de la semaine dernière, ce qui est une bonne chose. ^^
Ma note: 




A lire également: Fear Itself 1x01 et 1x02.
25 juin 2008
A chacun sa façon de s'amuser / Swingtown - Double Exposure (1x03)
Plus les épisodes avancent, et plus je me laisse prendre au jeu de Swingtown. La série semblent prendre son rythme de croisière, et même si elle n'est pas exempte de défauts, elle constitue le divertissement parfait pour l'été.
Après le club Playboy, un autre aspect particulier aux années 70 est mis en avant ici: l'invention de la caméra. Elle joue d'ailleurs un rôle plus ou moins important pour Susan et Bruce qui, après avoir fait le pacte de rester exclusifs l'un à l'autre, retournent quelque peu leur veste et se promettent maintenant de se dire tout, que ce soit en bien ou en mal. Prendront-ils dorénavant exemple sur Trina et Tom? En tout cas, ils en prennent un peu le chemin en utilisant leur nouvelle caméra pour se filmer...^^ Du côté des anciens voisins, si Janet se révèle être moins exaspérante que lors de l'épisode précédent, c'est son mari Roger qui prend le relais, en s'offusquant de voir Bruce embrasser (et pas sur la bouche, juste sur le coin des lèvres) Trina... Je pensais qu'il était plus ouvert d'esprit que Janet, mais finalement cela ne semblerait pas être le cas. Ou alors, est-ce de la jalousie envers cette liberté qui s'installe dans le couple de son ami et qu'il n'a pas dans son propre couple. Quoi qu'il en soit, sa réaction est peut-être exagérée ou en tout cas surprenante.
L'épisode ne manque pas de très bonnes scènes. La confrontation Trina/Janet, qui devait bien arriver un jour ou l'autre, est excellente, bien que j'aurais aimé qu'elle soit encore un peu plus poussée. La crémaillère en toile de fond est une très bonne idée et permet de bien voir le contraste entre les nouveaux et les anciens voisins sur leur manière de s'amuser. Belle réaction de susan d'ailleurs! Un autre moment savoureux est l'explication qu'ont Bruce et Roger avec les enfants à propos des magazines Playboy qu'ils ont vendus. Cette séquence est vraiment très drôle. L'amitié BJ/Samantha est toujours aussi belle, même si Rick vient un peu gâcher le tout. Samantha commence à s'ouvrir et à accepter l'aide de son voisin. Quand on voit le comportement de sa mère, on comprend son mal de vivre au sein de sa maison et sa volonté de fuguer. Par contre, du côté de Laurie et de son prof, ça reste prévisible et donc moins intéressant.
La série semble aller en s'améliorant et la pointe d'humour que l'on a pu entrapercevoir est très plaisante. Espérons que d'autres scènes du genre soit au programme dans les futurs épisodes. On peut cependant se demander où tout cela va mener, aucune véritable histoire de fond ne semblant se dessiner. Mais bon, c'est l'été, restons léger! ^^
Ma note: 




A lire aussi: la review du pilote, 1x01.
21 juin 2008
La série qui porte mal son nom... / Fear Itself - Spooked (1x02)
Si le premier épisode de Fear Itself, malgré son extrême classicisme, avait fait un certain effort pour coller au genre de l'horreur et instaurer une tension, on ne peut pas en dire autant du deuxième...
Harry (Eric Roberts, Heroes) était un flic aux méthodes peu conventionnelles, car très violentes, tellement qu'il finit par tuer un criminel qu'il interrogeait. Après avoir été obligé de rendre son badge, il s'est reconverti dans l'investigation privée, spécialisée dans les flangrants-délits d'adultère. Un jour, une femme mariée (Cynthia Watros, Lost) le contacte, persuadée que son mari a plusieurs liaisons. Il accepte d'enquêter et pour cela, il se poste dans une maison abandonnée située en face de la résidence ou vive le couple. Mais cette demeure va faire remonter quelques souvenirs douloureux, que Harry auraient préféré oublier.
Euh... certes, nous sommes sur NBC mais tout de même, si c'est ça leur vision de la peur et de l'horreur, un rien les effraie! A part la scène d'ouverture qui pourrait être un peu violente, rien d'autre dans l'épisode ne suggère que nous sommes en train de regarder une série ayant pour thème principal l'horreur. On est plus ici dans le genre surnaturel, avec cette maison capable de faire ressurgir les plus mauvais souvenirs des personnes qui osent s'y aventurer (un peu à la manière du film Chambre 1408). Malheureusement, le rythme n'est pas vraiment soutenu et l'histoire est assez bateau. On retrouve la ritournelle souvent entendue du type mauvais, qui veut se racheter une conduite après toutes les horreurs qu'il a commises. Mais bien sûr, cela se retourne contre lui et il finit par payer. Cela aurait pu être une réflexion honnête sur la rédemption et le rachat d'une conduite, mais la fin, ô combien ridicule (Harry meurt bêtement à cause d'une erreur de son partenaire), casse l'ensemble, qui n'était déjà pas des plus passionnants. Vraiment cette fin.. non quoi! Le jeu des acteurs rattrapent légèrement le tout, avec une bonne performance de Eric Roberts.
Finalement, j'ai préféré le premier épisode, certes très classique, mais qui au moins respectait un minimum le genre de l'horreur. Ici, on a juste affaire à une sorte de thriller mâtiné de supernaturel avec un twist final risible. Décevant. Next!
Ma note: 




A lire: Fear Itself - 1x01
20 juin 2008
On s'amuse au club du lapin! / Swingtown - Love Will Find a Way (1x02)
Deuxième épisode de Swingtown, après un départ quelque peu mitigé, et celui-ci ne change pas grand chose par rapport au pilote.
En effet, la recette du premier épisode n'évolue presque pas ici. On continue donc notre observation de la société américaine des années 70 au travers de Janet et Roger et de Trina et Tom, deux couples vivant des vies très différentes, semblant presque appartenir à des époques différentes, avec au milieu Susan et Bruce, faisant la transition entre les deux mondes. Si l'ambiance est toujours aussi réussie et reste un point fort de la série (j'y reviendrais), les histoires sont également toujours assez vides ou en tout cas convenues, prévisibles. Le rapprochement entre Laurie et son professeur qui se poursuit, Bruce qui aurait peut-être pris goût à la liberté sexuelle nouvellement expérimentée, Janet qui continue à faire sa crise, Roger et Susan et leur relation ambiguë, bref rien ne paraît encore une fois surprenant.
L'un des bons points de l'épisode est le Club Playboy... non, je plaisante! L'univers des seventies reste particulièrement riche et garde ce soucis d'être réaliste et précis. Ainsi, nous avons droit cette fois au club où ce sont des bunnies qui font le service et où on danse le disco! Donc, comme pour le pilote, bravo. Et le kitsch est poussé dans ses retranchements avec le générique fraîchement apparu, avec musique entraînante, paillettes et couleurs flashy, références multiples aux années 70: Drôles de dames, le président Carter, le disco, le sexe aussi, parce que c'est, paraît-il le thème de la série... (non parce que l'argument du sexe n'a pas vraiment lieu d'être, le sujet n'étant qu'évoqué (et encore, pas toujours franchement), donc rien de choquant de ce côté-là (je le signale pour les âmes sensibles! ^^)). Si ce générique peut sembler un brin ridicule, il n'en reste pas moins bien en accord avec l'univers qui nous est décrit et il a le mérite d'exister!
Concernant les personnages, Janet reste très agaçante. Elle l'est même plus que lors du pilote. Son étroitesse d'esprit et sa rigidité sont trop marquées, le trait est vraiment forcé. Par contre, la scène d'ouverture, lorsqu'elle rêve, est très drôle, mais on voit tout de suite que ce n'est qu'un rêve. Son mari reste très effacé, passif, pourtant ça doit pas être la joie à la maison! Susan et Bruce continuent à s'éloigner de plus en plus de leur ancienne vie et semblent prendre goût à cette existence festive et sans contrariété (en apparence). Samantha reste le personnage le plus profond, et le plus touchant aussi. On en connaît un peu plus sur son père et on voit mieux le type de personne qu'est sa mère. Son amitié avec BJ est une belle relation.
Mais bizarrement, malgré son assez grande similitude avec le premier épisode et son manque de profondeur, j'ai tout de même agréablement suivi l'épisode, sans déplaisir. Ce n'est certainement pas la série du siècle mais ça reste bon pour un production estivale, à regarder sans prise de tête.
Ma note: 




A noter que CBS ne perd pas de temps. Elle fait déjà la promo de ses nouvelles séries de la rentrée! Ici, c'est pour The Mentalist, comme le montre cette photo. Ca va, ils ne seront pas en retard!
A lire aussi: la review du pilote.
02 juin 2008
Une enquête qui donne du fil à retordre / Life on Mars - Corruption (1x03)
Nouvelle enquête pour Sam et nouvelle incursion dans l'Angleterre des années 70 pour nous! Cette fois, c'est dans le domaine de l'industrie textile que se déroule l'affaire.
Un mort est retrouvé dans une usine, qui se trouve être dans le quartier où résidait Sam avant d'être ramené dans le passé. En fait, le cadavre se trouve être exactement sous sa table de sa cuisine... Il s'avère que cette personne assassinée avaient de nombreux ennemis (tout le personnel de l'usine quoi!) mais pour Hunt, trouver le meurtrier est simple: la première personne qui parle est coupable! Seulement pour Sam, résoudre une affaire ne marche pas comme ça (et on le comprend très bien d'ailleurs). Et c'est reparti pour un conflit des méthodes policières entre les deux collègues, cette fois agrémenté d'un pari (10 livres et une bière géante, je savais même pas que ça existait lol).
De prime abord, l'enquête du jour ne m'a pas tellement captivée, du moins au début. Les joutes
entre Sam et Hunt sont beaucoup plus intéressantes à mes yeux, avec des dialogues de hautes volées et très drôles. Puis, l'investigation prend une autre tournure, avec quelques rebondissements et fausses pistes et se révèle être plus captivante dans sa deuxième partie, plus surprenante. Le point intéressant de l'épisode est de montrer la lutte des classes ouvrières de l'époque contre les catégories socio-professionnelles plus élevées et le gouvernement. Leur attachement à leur usine et la peur qu'elle ne ferme est révélatrice des conditions sociales de l'époque et des changements qu'a subi la société en 30 ans. Sam le sait bien, l'usine va fermer, l'industrie textile va subir une crise, mais pourquoi détruire leur unique espoir de continuer à vivre? Il l'a bien compris et ne leur révélera pas la vérité.
Beaucoup d'humour dans cet épisode, plus que dans les 2 premiers. Déjà la compétition avec l'autre brigade de la ville nous donner des scènes excellentes, avec Litton, ce flic aux allures de dandy, très distingué, en opposition totale avec le bourru Hunt. Et cette histoire se termine par une bagarre générale au commissariat, digne des films des années 70 justement! (avec par la même occasion une belle association Sam/Gene) Le fil rouge du pari est également très drôle, l'équipe relançant Sam tout au long de l'épisode (une bière suffit à leur faire plaisir visiblement!). D'après la scène d'ouverture, Sam a l'air de se sentir plus à l'aise dans cette époque. De toute façon, que faire d'autre sinon s'adapter et essayer de vivre normalement? Un rapprochement se fait sentir avec Annie, conquête potentielle? En tout cas, le duo fonctionne bien.
Petite déception (même si on n'en est qu'au troisième épisode), aucune avancée n'est faite sur le pourquoi de la transposition de Sam dans le passé. J'aurais aimé en savoir un peu plus, avoir quelques tous petits indices pour nous éclairer et nous mettre sur la voie mais non, rien. Au contraire, on continue à se poser des questions et à élaborer des théories avec le message dans la radio de la voiture de police (qui voudrait dire que Sam est dans le coma?) et l'intervention de la petite fille au clown (qui semble vouloir que Sam s'endorme, pour toujours...). On veut savoir! ^^ En même temps, rien de tel pour maintenir le suspence.
Encore un bon épisode pour Life on Mars, qui fait preuve d'une belle constance, même si cette fois, l'enquête met un tout petit peu plus de temps à intéresser. Mais l'humour, très présent, rattrape le tout.
Ma note: 




26 mai 2008
Gormogon est... / Bones - The Pain in the Heart (3x15)
Ca y est, le temps du season finale est arrivé pour Bones, avec son lot de suspense et de surprises, de taille je dois dire! Attention, spoilers!!
Tout commence avec la suite du cliffhanger de l'épisode précédent, où Booth se faisait tirer dessus par une folle pour protéger Brennan. Bien sûr, on se doute bien qu'il ne pouvait pas mourir (sinon, autant dire bye bye à la série) et on ne croit pas trop à ce faux enterrement, orchestré par le FBI pour attirer un criminel et l'arrêter. Une scène quelque peu inutile donc, un faux suspense. Bones n'apprécie pas trop s'être fait manipuler ainsi et cela donne lieu à une scène hilarante
dans la salle de bain de Seeley, alors qu'il se détend tranquillement. C'est vraiment le passage le plus drôle de l'épisode, mais ce n'est pas difficile étant donné le reste...
Gormogon le cannibale est de retour. Il envoie, pour signaler sa présence, un joli petit paquet à Bones contenant une mâchoire. Charmant, comme tout ce que fait le tueur quoi. Alors que les recherches se mettent en place pour identifier le propriétaire de cette dentition, une expérience de nos "kings of the lab" Hodgins et Zack tourne mal et se solde par une explosion qui va grièvement blesser Zack aux mains. Durant cet incident, le squelette de Gormogon est volé à cause d'une défaillance du système de surveillance. Le mot est lâché: il y a une taupe parmi le personnel du Jeffersonian, un complice du Gormogon, auteur du meurtre du propriétaire de la mâchoire (et mangé par Gormogon... burp). C'est alors que nous, (télé)spectateurs, nous commençons à suspecter tout le monde et voir les moindres signes qui pourraient indiquer qui est l'apprenti du cannibale. C'est un des bons points de l'épisode: de nombreux personnes nous paraissent suspectes tour à tour, de Sweets à Hodgins (qui a vraiment un comportement bizarre parfois...). Et finalement, celui qui se révèle coupable est...
... quelqu'un dont personnellement je ne m'attendais pas à voir faire un quelconque crime. C'est sûr qu'en revoyant l'épisode, on n'aura plus la même opinion sur lui! Il s'agit de Zack, qui s'est fait apparemment manipulé par le Gormogon. J'ai un peu de mal à le croire, lui qui était si rationnel et si terre-à-terre. Alors, heureusement d'ailleurs, il n'a mangé personne, mais il a par contre bel et bien tué quelqu'un! Voilà comment les scénaristes se séparent d'un personnage que j'aimais bien. Ces disputes avec Hodgins, sa complicité avec Camille (visiblement bien dégoûtée), son amour pour son métier vont manquer. Ces derniers temps, on avait remarqué sa moindre présence à l'écran,
il était déjà plus en retrait et son rôle se résumait juste à reconstituer des crânes ou à trouver l'arme du crime. Alors était-ce pour nous préparer à cette issue? Ou c'est juste que les scénaristes ne savaient plus comment l'employer et on préféré s'en séparer? Bonne question... En tout cas, s'ils voulaient que ce soit un choc, ça l'a été, ils ont réussi leur coup! Nul doute que les scénaristes vont nous trouver un remplaçant: espérons que ce soit un bon personnage, comme a pu l'être Zack. L'avenir nous le dira...
Du côté du couple Booth/Bones, les shippers n'auront pas grand chose à se mettre sous la dent et leurs interprétations habituelles des moindres petits gestes ou regards risquent d'être limitées. On a juste droit à une belle image de fin (voir ci-contre), un petit "tête sur épaule". En même temps, on voit bien que les relations entre nos deux personnages ne sont pas au centre de cet épisode ou juste à travers Sweets, qui continue son analyse (et même ces expérimentations) des partenaires.
Cet épisode n'a pas été très bien reçu par tout le monde aux USA d'après ce que j'ai pu entendre et lire. Je peux le comprendre: un personnage majeur, qui plus est aimé par les fans, quitte le série (enfin, est poussé vers la sortie...), et cela d'une façon assez surprenante et bizarre. Mais il faut avouer que l'élément de surprise est bien là, quoi qu'on en dise. Après, on peut trouver ce choix discutable, c'est certain. Est-ce que cela remet en question l'avenir de la série? Je ne pense pas mais il faut voir comment tout cela va être gérer. J'espère des remarques par-ci par-là, des références, des allusions, pas un oubli complet de cette histoire et pourquoi pas, un retour le temps de quelques épisodes... Le reproche que je pourrais faire est que cette histoire de tueur en série cannibale, qui devait, comme je le croyais, servir de fil rouge durant toute la saison, a été comme gâchée. Une part de la responsabilité est sans doute à attribuer à la grève des scénaristes, mais la fin est comme bâclée, précipitée. J'aurais préféré à la limite qu'elle se poursuive un peu la saison prochaine mais bon, un choix a été fait et il faut s'en accommoder. Je mettrai tout de même une note de 3.5/5, pour le choix scénaristique audacieux et risqué et pour le choc engendré mais la perte d'un protagoniste important peut être difficile à digérer. Au revoir Zackaroni!
Ma note: 




21 mai 2008
Le choc des époques / Life on Mars - La loi selon mon boss (1x02)
Etant donné les saisons assez courtes de cette série (8 épisodes pour chacune des 2 saisons), je vais faire des reviews épisode par épisode, histoire de faire durer le plaisir...
Ce deuxième épisode confirme la bonne impression laissée par le pilote. On est toujours en immersion totale dans les années 70, pas de problème là dessus et encore une fois, la bande son est impeccable (le fameux Live or Let Die!). Toujours en fonction dans la police, Sam va se retrouver sur les traces d'un gang spécialisé dans les hold-up. Cette enquête va être le coup de projecteur sur les différences dans la manière de travailler entre les deux époques, et ce encore plus que dans le premier épisode. Le contraste est vraiment saisissant et m'a plus frappé que lors du pilote. Et finalement, Sam et Hunt vont chacun commettre une faute en rapport avec leur façon de procéder. Sam, qui refuse de garder un suspect sans preuve, va provoquer involontairement les blessures de June, un des agents d'entretien du commissariat (ce qui le touchera profondément d'ailleurs) et Hunt, qui refuse de considérer un témoin comme vital, va presque jeter Annie dans la gueule du loup. Chacun a ses tords et ses avantages donc et le duo se complète assez bien.
Sam commence à se faire une place au sein de l'équipe, du moins du côté de Hunt et de Chris. Par contre, avec Ray, ça coince un peu plus. Il a visiblement une dent contre lui. Nul doute qu'un règlement de compte à la sauce Hunt (c'est-à-dire une droite en pleine figure et un coup de genou bien placé) permettra de remettre les choses au clair!
Point que j'ai fortement apprécié, et qui était moins visible dans le premier épisode, c'est l'humour. Il y a franchement des scènes excellentes, à mourir de rire. On peut déjà évoquer la scène post-générique (oui, parce qu'il y a un générique, plutôt pas mal d'ailleurs) où notre équipe fait une course poursuite en maillot de bain (Sam est le maître-nageur visiblement!). Celle où Sam et Hunt se castagnent devant le lit d'hôpital de June est très drôle également, de par son aspect assez irréel surtout. Et certaines répliques (dont Hunt semble être le fier représentant) font mouche ("Une chance que tu sois pas Pinocchio, tu m'aurais transpercé les deux yeux!"). Les personnages secondaires ne sont pas en reste et sont plutôt bien travaillés. J'ai beaucoup aimé Phyllis, au ton assez sarcastique et Leonard, le jeune malentendant, un peu laissé pour compte à cause de son handicap et donc très méfiant envers les "poulets".
Enfin, concernant le pourquoi du comment de ce voyage dans le temps, pas de réponses, mais au contraire encore plus de questions. On entend souvent le "bip" des machines qu'on trouve dans les chambres d'hôpital et ce que disent les infirmières et autres médecins: cela signifie-t-il pour autant que Sam est dans le coma et qu'il se trouve dans une sorte de rêve? Que veulent dire la vision et les propos tenus par la petite fille au clown? Finalement, tout cela est-il réel ou irréel? Autant d'interrogations qui piquent notre curiosité et maintiennent notre intérêt pour la série.
Bref, de l'humour, de l'action, de l'émotion, du suspense, que demander de plus?
Ma note: 




A lire aussi: la review du pilote.























