27 juin 2008
Les génériques de l'été: Fear Itself et Swingtown
En cette saison estivale, les deux networks américains NBC et CBS nous proposent deux séries bien différentes, qui ont chacune une conception de l'été qui leur est propre: d'un côté les frissons (euh... ouais!) avec Fear Itself et de l'autre la sensualité (c'est déjà un peu plus le cas) avec Swingtown. Je vous avais déjà parlé de leur générique plutôt réussi dans leur genre, eux aussi très différents. Et bien les voici, pour le plus grand plaisir de vos yeux et de vos oreilles! ^^
Fear Itself: Lie Lie Lie par Serj Tankian
Swingtown: Give It Up for Love par Liz Phair
25 juin 2008
A chacun sa façon de s'amuser / Swingtown - Double Exposure (1x03)
Plus les épisodes avancent, et plus je me laisse prendre au jeu de Swingtown. La série semblent prendre son rythme de croisière, et même si elle n'est pas exempte de défauts, elle constitue le divertissement parfait pour l'été.
Après le club Playboy, un autre aspect particulier aux années 70 est mis en avant ici: l'invention de la caméra. Elle joue d'ailleurs un rôle plus ou moins important pour Susan et Bruce qui, après avoir fait le pacte de rester exclusifs l'un à l'autre, retournent quelque peu leur veste et se promettent maintenant de se dire tout, que ce soit en bien ou en mal. Prendront-ils dorénavant exemple sur Trina et Tom? En tout cas, ils en prennent un peu le chemin en utilisant leur nouvelle caméra pour se filmer...^^ Du côté des anciens voisins, si Janet se révèle être moins exaspérante que lors de l'épisode précédent, c'est son mari Roger qui prend le relais, en s'offusquant de voir Bruce embrasser (et pas sur la bouche, juste sur le coin des lèvres) Trina... Je pensais qu'il était plus ouvert d'esprit que Janet, mais finalement cela ne semblerait pas être le cas. Ou alors, est-ce de la jalousie envers cette liberté qui s'installe dans le couple de son ami et qu'il n'a pas dans son propre couple. Quoi qu'il en soit, sa réaction est peut-être exagérée ou en tout cas surprenante.
L'épisode ne manque pas de très bonnes scènes. La confrontation Trina/Janet, qui devait bien arriver un jour ou l'autre, est excellente, bien que j'aurais aimé qu'elle soit encore un peu plus poussée. La crémaillère en toile de fond est une très bonne idée et permet de bien voir le contraste entre les nouveaux et les anciens voisins sur leur manière de s'amuser. Belle réaction de susan d'ailleurs! Un autre moment savoureux est l'explication qu'ont Bruce et Roger avec les enfants à propos des magazines Playboy qu'ils ont vendus. Cette séquence est vraiment très drôle. L'amitié BJ/Samantha est toujours aussi belle, même si Rick vient un peu gâcher le tout. Samantha commence à s'ouvrir et à accepter l'aide de son voisin. Quand on voit le comportement de sa mère, on comprend son mal de vivre au sein de sa maison et sa volonté de fuguer. Par contre, du côté de Laurie et de son prof, ça reste prévisible et donc moins intéressant.
La série semble aller en s'améliorant et la pointe d'humour que l'on a pu entrapercevoir est très plaisante. Espérons que d'autres scènes du genre soit au programme dans les futurs épisodes. On peut cependant se demander où tout cela va mener, aucune véritable histoire de fond ne semblant se dessiner. Mais bon, c'est l'été, restons léger! ^^
Ma note: 




A lire aussi: la review du pilote, 1x01.
20 juin 2008
On s'amuse au club du lapin! / Swingtown - Love Will Find a Way (1x02)
Deuxième épisode de Swingtown, après un départ quelque peu mitigé, et celui-ci ne change pas grand chose par rapport au pilote.
En effet, la recette du premier épisode n'évolue presque pas ici. On continue donc notre observation de la société américaine des années 70 au travers de Janet et Roger et de Trina et Tom, deux couples vivant des vies très différentes, semblant presque appartenir à des époques différentes, avec au milieu Susan et Bruce, faisant la transition entre les deux mondes. Si l'ambiance est toujours aussi réussie et reste un point fort de la série (j'y reviendrais), les histoires sont également toujours assez vides ou en tout cas convenues, prévisibles. Le rapprochement entre Laurie et son professeur qui se poursuit, Bruce qui aurait peut-être pris goût à la liberté sexuelle nouvellement expérimentée, Janet qui continue à faire sa crise, Roger et Susan et leur relation ambiguë, bref rien ne paraît encore une fois surprenant.
L'un des bons points de l'épisode est le Club Playboy... non, je plaisante! L'univers des seventies reste particulièrement riche et garde ce soucis d'être réaliste et précis. Ainsi, nous avons droit cette fois au club où ce sont des bunnies qui font le service et où on danse le disco! Donc, comme pour le pilote, bravo. Et le kitsch est poussé dans ses retranchements avec le générique fraîchement apparu, avec musique entraînante, paillettes et couleurs flashy, références multiples aux années 70: Drôles de dames, le président Carter, le disco, le sexe aussi, parce que c'est, paraît-il le thème de la série... (non parce que l'argument du sexe n'a pas vraiment lieu d'être, le sujet n'étant qu'évoqué (et encore, pas toujours franchement), donc rien de choquant de ce côté-là (je le signale pour les âmes sensibles! ^^)). Si ce générique peut sembler un brin ridicule, il n'en reste pas moins bien en accord avec l'univers qui nous est décrit et il a le mérite d'exister!
Concernant les personnages, Janet reste très agaçante. Elle l'est même plus que lors du pilote. Son étroitesse d'esprit et sa rigidité sont trop marquées, le trait est vraiment forcé. Par contre, la scène d'ouverture, lorsqu'elle rêve, est très drôle, mais on voit tout de suite que ce n'est qu'un rêve. Son mari reste très effacé, passif, pourtant ça doit pas être la joie à la maison! Susan et Bruce continuent à s'éloigner de plus en plus de leur ancienne vie et semblent prendre goût à cette existence festive et sans contrariété (en apparence). Samantha reste le personnage le plus profond, et le plus touchant aussi. On en connaît un peu plus sur son père et on voit mieux le type de personne qu'est sa mère. Son amitié avec BJ est une belle relation.
Mais bizarrement, malgré son assez grande similitude avec le premier épisode et son manque de profondeur, j'ai tout de même agréablement suivi l'épisode, sans déplaisir. Ce n'est certainement pas la série du siècle mais ça reste bon pour un production estivale, à regarder sans prise de tête.
Ma note: 




A noter que CBS ne perd pas de temps. Elle fait déjà la promo de ses nouvelles séries de la rentrée! Ici, c'est pour The Mentalist, comme le montre cette photo. Ca va, ils ne seront pas en retard!
A lire aussi: la review du pilote.
11 juin 2008
On a échangé nos femmes / Swingtown - Pilot (1x01)
Initialement prévue pour la mi-saison, Swingtown se voit reléguée dans la période plus confidentielle de l'été. Mais vu qu'elle est censée se dérouler au mois de juillet 1976, ça cadre plutôt bien. Alors, que vaut cette chronique sociale sur fond de libération sexuelle?
Susan (Molly Parker, Deadwood) et Bruce Miller (Jack Davenport, Pirates des Caraïbes) et leur deux enfants Laurie (Shanna Collins, Wildfire) et BJ mènent une vie plutôt tranquille en banlieue de Chicago. Alors que les 200 ans de l'Amérique s'apprêtent à être célébrés, ils déménagent dans un nouveau quartier. Ils sont rapidement remarqués par leurs nouveaux voisins, Trina (Lana Parrilla, Boomtown, 24) et Tom Decker (Grant Show, Melrose Place, Dirt), qui les invitent à leur fête du 4 juillet. Ils découvrent alors, en compagnie de leurs anciens voisins et amis Janet (Miriam Shor, Big Day) et Roger Thompson (Josh Hopkins, Ally McBeal, Cold Case), un tout autre mode de vie et d'autres moeurs... En effet, ces nouveaux voisins vivent un mariage libre et invitent volontiers d'autres personnes à se joindre à eux pour "s'amuser". Alors que Janet est atterrée, Susan et Bruce ne sont pas contre tenter l'expérience...
Commençons par le meilleur aspect de l'épisode: son ambiance. Les années 70 sont vraiment très bien retranscrites, que ce soit à travers le look des personnages (notamment celui de vieil acteur porno de Grant Show lol!), la décoration des maisons, les voitures, même de petits détails comme les émissions de télé, les boissons ou les aliments sont fidèles. Sans parler de la bande son, tout simplement géniale. De même, on ressent bien l'état d'esprit de l'époque, le vent de liberté et d'insouciance qui y soufflait. En fait, on dirait une reconstitution à la Cold Case (donc très fidèle et réaliste), mais qui durerait tout le temps de l'épisode! Vraiment sur ce point, rien à redire.
Une série parlant de sexe sur CBS, voilà qui est inhabituel et osé non? Oui, c'est osé, c'est certain. C'est vraiment quelque chose de différent par rapport à ce qui se fait habituellement sur le network (c'est-à-dire des cop show principalement). Seulement voilà, on n'est pas sur le câble et donc en gros, on parle plus qu'on ne fait. Mais il faut avouer que c'est déjà énorme pour une telle chaîne! Il ne faudrait pas s'attirer les foudres des associations bien pensantes, même si, apparemment, l'une d'entre elle est déjà monté au créneau, jugeant que le contenu de la série va à l'encontre de la Bible. C'est sûrement le cas, je ne sais pas, mais il n'y a vraiment rien de très choquant, sauf si deux mains qui se frôlent vous fait fermer les yeux! Mais les thèmes de la drogue, du sexe (et du rock'n'roll) sont bien abordés, avec une certaine franchise.
Le point faible de l'épisode est qu'on ne s'attache pas vraiment aux personnages, qui sont à la limite de la caricature. Janet joue la femme coincée, stricte, maniaque, n'acceptant aucun écart ni aucune fantaisie mais le trait est forcé au maximum. De même, les Decker, le fameux couple libéré, couchent à tout va, organisent de grandes fêtes où la drogue et l'alcool circulent, bref le cliché du couple de fêtard sans tabou. Mais après tout, comment les représenter autrement si on veut bien décrire leur mode de vie? C'est certain que la différence entre les deux quartiers est nette mais la transition est brutale. Et les Miller ne sont pas difficiles à convaincre! Finalement, le plus intéressant serait l'histoire de la jeune voisine et de sa mère folle. C'est assez intrigant je trouve et ça contraste bien avec la "folie" ambiante, un peu de sérieux en somme.
L'autre inconvénient de l'épisode est qu'on voit tout de suite certaines storyline se profiler à l'horizon: Laurie et son professeur, Susan et Roger, qui se lancent des regards louches (aventure passée ou future?), une amitié (ou une amourette) entre BJ et la voisine, on sent le truc venir. Après, peut-être aura-t-on des surprises, mais ça semble trop évident pour ça.
Pas complètement sous le charme donc, mais l'ambiance seventies rattrape un peu le tout. Il faut voir comment tout cela va évoluer, car rien de spécial n'est instauré pour l'instant, aucune base solide, sauf peut-être une histoire familiale concernant la voisine et encore. Mais il ne s'agit que du premier épisode.
Ma note: 




P.S.: 100e article!












